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Quelques chiffres ...
6 cessions sur 10 sont dues à un départ en retraite
25% des entreprises sont cédées à des personnes morales
Moins d'1 cession sur 10 est suivie d'une transmission familiale dans le secteur de l'industrie, des transports et du commerce de gros, du BTP et des services aux entreprises, et moins d'1 cession sur 20 dans le commerce de détail
Plus d'1 transmission sur 5 échoue avant 6 ans
Etape 1 : la volonté de transmettre
La transmission est une évolution normale de la vie de votre entreprise. Elle peut constituer un cap difficile à passer si elle n'est pas anticipée. Pour que la transmission de votre entreprise se déroule au mieux, n'hésitez pas à la préparer très en amont.
- Suis-je prêt à transmettre mon entreprise ?
la transmission de votre entreprise peut amener des modifications significatives de votre mode de vie. Il est important de vous y préparer.
- Pourquoi céder mon entreprise ?
les motivations de la cession d'une entreprise peuvent être très différentes :
- le départ à la retraite du dirigeant
- le souhait de réaliser un patrimoine professionnel
- la lassitude
- les difficultés conjoncturelles de l'entreprise
- Quel est l'état d'avancement de ma réflexion ?
il est important de ne pas négliger le temps nécessaire au processus de transmission de votre entreprise. Vous devez vous poser ces questions le plus tôt possible, en moyenne entre 2 et 5 ans avant l'échéance.
- Quels sont mes objectifs ?
ils diffèrent d'un dirigeant à l'autre et sont fonction de la nature même de l'entreprise (taille, activité, marché …). C'est selon les objectifs que vous aurez jugés prioritaires que vous définirez le schéma de transmission qui vous conviendra le mieux.
- Quelle est ma situation après la cession ?
la connaissance du devenir de votre situation personnelle et de celle de vos salariés après la cession est un paramètre important dans la phase de négociation et influe de ce fait significativement la stratégie à mettre en place.
Etape 2 : la préparation de l'entreprise à la cession
- Entourez-vous !
La transmission d'entreprise est une opération complexe, l'intervention de conseils externes est indispensable pour réussir cette étape de la vie de votre entreprise.
- La volonté de pérenniser son entreprise
- Transmettre une entreprise saine
- Choisir un repreneur compétent
-
Le diagnostic global de l'entreprise se décompose en domaines fondant sa valeur :
- L'histoire de la société
- Le capital humain
- Le patrimoine corporel
- Le savoir-faire, les produits, l'avance technologique
- Le stock
- La clientèle / le marché
- La rentabilité
- La trésorerie
- Les perspectives de développement
Il est préférable que ce diagnostic global soit mené par des experts car il va être la base de la présentation de votre entreprise à votre repreneur potentiel.
Etape 3 : l'évaluation de l'entreprise
Chaque évaluation est spécifique. Elle repose sur le diagnostic de votre entreprise.
Le recours à un spécialiste pour l'évaluation est nécessaire compte tenu de la complexité juridique et comptable d'une telle opération.
Il n'existe pas de méthode d'évaluation universelle. Il y en a une pluralité.
On peut cependant distinguer 2 grandes familles de méthodes :
- L'approche patrimoniale
- L'approche basée sur les résultats
Quelles que soient les méthodes d'évaluation utilisées, elles sont contestables, qu'on se place du côté "cédant" ou du côté "repreneur". De la même manière, il faut retenir que le prix qui ressort d'une méthode d'évaluation n'est qu'un des éléments de la transaction. En effet, d'autres facteurs sont aussi importants et déterminants : les garanties d'actif et de passif, le délai, les modalités de paiement ...
Etape 4 : le mode de cession envisagé
- La transmission familiale : trois contraintes sont à résoudre :
- la capacité de votre repreneur : vous devez vous assurer que celui-ci aura les compétences nécessaires
- la réalisation d'un capital : vous pouvez renoncer à réaliser un capital en réalisant une donation, c'est-à-dire sans compensation financière pour vous
- le désintéressement des héritiers non repreneurs : les enfants ont droit à une portion du patrimoine appelée "réserve", portion à répartir de façon égale entre eux. Si vous donnez l'entreprise à un enfant, il faut pouvoir donner l'équivalent en valeur aux autres enfants. Dans ce cas, le meilleur conseil est le notaire
- La transmission à ses salariés : transmettre votre entreprise à vos salariés peut vous apporter de l'assurance quant à son avenir, les salariés qui se positionnent sur la reprise ayant généralement une bonne connaissance de celle-ci. Leur vision de l'avenir peut être relativement proche de la vôtre. Et même s'ils ne sont pas forcément gestionnaires, cela contribue à diminuer de manière significative les risques d'échec liés à toute transmission.
- La transmission à un tiers : le tiers pouvant être un particulier, une société ou un groupe d'entreprises, la négociation est ouverte et le prix de l'entreprise peut en être la base.
Etape 5 : la mise en vente de l'entreprise
Pour réaliser le dossier de présentation de votre entreprise, vous devez vous mettre dans la peau de votre repreneur potentiel, qui, par définition, veut tout voir et tout savoir de l'entreprise.
Ce dossier est très important pour permettre à vos acheteurs, leurs financeurs et conseils, de se faire une idée claire de votre entreprise. Il sert de base à vos négociations futures.
Que mettre dans le dossier ?
- Une présentation de l'entreprise
- L'implantation et l'environnement commercial
- Les partenaires de l'entreprise
- Les moyens humains de l'entreprise
- Les moyens de production
- Les éléments financiers
Ce dossier est confidentiel et ne sera communiqué qu'après signature d'un accord de confidentialité de votre repreneur éventuel.
Etape 6 : la négociation
Elle est capitale ! il s'agit non seulement de négocier le prix de cession mais aussi toutes les conditions et les engagements respectifs du cédant et du repreneur.
Pour bien préparer sa négociation, il est indispensable de lister l'ensemble des points à débattre : chaque point devra faire l'objet d'une négociation particulière, c'est la somme des accords successifs qui constituera l'accord final.
La négociation avec le repreneur va être conclue par la rédaction d'un protocole d'accord, mais que faut-il négocier ?
- Le prix
- Les garanties de confidentialité
- Les garanties d'actif et de passif
- La clause de non-concurrence
- Les modalités de la reprise
- Les modalités de paiement
Etape 7 : la cession
- Que deviennent mes collaborateurs ?
votre repreneur devra, assez rapidement, pouvoir vous remplacer à la tête de votre entreprise. Votre rôle consiste à lui faciliter la tâche de façon à réaliser une passation de pouvoir en douceur. Pour y parvenir, il vous faudra favoriser son intégration parmi votre équipe et vos salariés.
en matière de transmission d'entreprise, une règle générale prévaut : le maintien des contrats de travail de l'entreprise.
- L'accompagnement du repreneur
l'acte de transmission peut être assimilé à un acte de gestion normale de la vie de l'entreprise. Pourtant, le facteur humain, nous l'avons vu, a autant d'importance que les autres éléments.
il est donc nécessaire d'aller plus loin dans l'après cession et de mettre en place un accompagnement du repreneur par le cédant.
les modalités et la durée de l'accompagnement du cédant doivent être précisées dans le protocole d'accord.
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Quelques chiffres ...
6 cessions sur 10 sont dues à un départ en retraite
Moins d'1 cession sur 10 est suivie d'une transmission familiale
Les repreneurs ont en moyenne 41 ans
La part de cessions d'entreprise à des personnes morales est de 25%
Le taux moyen d'échec est de 36% à 5 ans pour les reprises, alors qu'il est de 47% pour les créations
Etape 1 : la volonté de reprendre
Avant de se lancer dans l'aventure de la reprise d'entreprise, il est important de se poser les bonnes questions :
- Création ou reprise ?
c'est la première question que toute personne est amenée à se poser avant d'entreprendre. Il n'y a pas de réponse définitive à cette question, chacun trouve des avantages et des inconvénients.
- Quelles sont mes motivations ?
il est important de ne pas négliger ce point car l'aboutissement d'un projet de reprise se prépare, il demande un engagement personnel. Il faut donc être sûr de son choix et des raisons qui nous y ont poussé.
- Quelles sont mes compétences ?
le profil du repreneur est complexe et multiple. SI vous n'êtes pas sûr de vos compétences, n'hésitez pas à en faire un bilan avec un professionnel. Pensez à vous entourer, des experts en matière comptable, financière et juridique peuvent vous accompagner durant votre projet et après.
- Quels apports financiers puis-je apporter ?
un apport personnel de départ est indispensable dans un projet de reprise, il permet de cibler la taille de l'entreprise que l'on reprend, mais aussi de convaincre des partenaires et de trouver les financements complémentaires.
- Mon entourage me soutient-il ?
si le projet de reprise est un projet personnel, il a une influence sur votre famille et cela peut être soir un frein, soit un atout. Il est donc important de tenir informé son entourage de l'avancement de son projet
Etape 2 : la détermination de l'entreprise cible
- Votre activité idéale :
- Quelle activité ?
- Où ?
- Quelle taille ?
- Et si je reprenais une entreprise en difficulté ?
- Les entreprises existantes ?
- Le marché de la reprise : selon le secteur d'activité et la taille de l'entreprise que vous visez, l'offre et la demande de reprise ne sont pas les mêmes. Les repreneurs sont généralement plus nombreux que les cédants, pour les PME de certains secteurs, on peut compter jusqu'à 15 offres de repreneurs.
- Comment trouver mon entreprise ?
pour trouver votre entreprise, il faut prospecter !
vous devez :
- activer votre réseau : familial, professionnel ...
- vous renseigner auprès de votre CCI
- contacter les fédérations professionnelles
- consulter les bourses d'opportunités
- etc.
Etape 3 : l'analyse de l'entreprise cible
Avant de l'évaluer, il est recommandé d'effectuer un diagnostic approfondi de l'entreprise cible.
Cette analyse économique va permettre de dégager ses points forts et ses points faibles.
Le diagnostic global de l'entreprise se décompose en domaines fondant sa valeur :
- L'histoire de la société
- Le capital humain
- Le patrimoine corporel
- Le savoir-faire, les produits, l'avance technologique
- Le stock
- La clientèle / le marché
- La rentabilité
- La trésorerie
- Les perspectives de développement
Il est préférable que ces diagnostics soient menés par des experts (avocats, notaires, experts-comptables, CCI …) car, dans la présentation qu'il fait de l'entreprise, le cédant a forcément tendance à mettre en avant ses points forts et à passer sous silence ses points faibles.
Etape 4 : l'évaluation de l'entreprise
Les méthodes d'évaluation :
Chaque évaluation est spécifique. Elle repose sur le diagnostic de l'entreprise cible. Le recours à un spécialiste pour l'évaluation est nécessaire compte tenu de la complexité juridique et comptable d'une telle opération.
Il n'existe pas de méthode d'évaluation universelle. Il y en a une pluralité.
- L'approche patrimoniale
- L'approche basée sur les résultats
Quelles que soient les méthodes d'évaluation utilisées, elles sont contestables, qu'on se place du côté "cédant" ou du côté "repreneur". De la même manière, il faut retenir que le prix qui ressort d'une méthode d'évaluation n'est qu'un des éléments de la transaction. En effet, d'autres facteurs sont aussi importants et déterminants : les garanties d'actif et de passif, le délai, les modalités de paiement ...
Etape 5 : l'élaboration du plan de reprise
Il contient :
- Une présentation de votre parcours et de vos compétences
- Une présentation de l'activité de l'entreprise
- Une présentation de vos projets après la reprise ou plan opérationnel
- Une présentation de votre montage juridique
- Un prévisionnel financier
Le plan de reprise va vous permettre de démontrer le bien fondé de votre projet à vos interlocuteurs (banquiers, partenaires financiers ...)
Etape 6 : le moment de la reprise
Attention, de nombreux projets de reprise échouent dans les derniers jours et parfois même le jour de la signature de l'acte définitif.
Il est impératif de bien communiquer avec le vendeur, de le renseigner sur l'avancement de vos financements, de lui faire part avec loyauté, d'éventuelles difficultés.
Si un protocole d'accord a été signé, veillez à ce que les clauses suspensives aient bien été levées à bonne date.
Etape 7 : et après …
Vous allez devoir vous employer à rassurer sur vos capacités à faire aussi bien et autant que possible, mieux que votre prédécesseur auprès des salariés, des clients et des fournisseurs.
Prenez votre temps si, bien sûr, la situation de l'entreprise le permet.
Vous avez beaucoup à apprendre des salariés de l'entreprise qui eux-mêmes se posent beaucoup de questions à votre sujet. La greffe doit prendre et il est rare que cela se passe en un clin d'œil.
Une fois que vous vous êtes fait accepter, que vous avez compris certains fonctionnements qui semblaient étranges et qui pourtant avaient une raison d'être dans l'entreprise, commencez à prendre les premières mesures. Celles que vous aviez prévues dans votre plan de reprise, mais aussi celles que votre plus complète connaissance de l'entreprise vous a permis d'acquérir.